Le Petit Journal

SUPPLÉMENT ILLUSTRE

MOTS POUR RIRE

*
 
Gontran au chevet de son oncle
- Ayez confiance, vous dis-je... Vous guérirez certainement !
Le moribond, désignant du regard les quatre médecins qui discutent tout bas dans un coin de la chambre
-Non. .. ils sont trop!...
(pj295)
Retour de voyage de noces
- Et ton mari, demande Mme B... à son amie, a-t-il été gentil !
- Presque trop ! répond la jeune femme ; on finissait par croire que nous n'étions pas mariés.
(pj288)
Entre médecins :
- Comment faites-vous, mon cher confrère, pour être payé intégralement?
- Je ne soigne que les belles-mères. Si elles guérissent, leurs filles me payent bien; si elles meurent, leurs gendres me payent encore mieux ....

(pj299)
Entendu aux examens du Conservatoire, entre partisans et détracteurs d'une belle personne qui vient de chanter du Rossini ;
- Parole ! elle a un million dans le gosier, cette petite.
- En fausse monnaie, alors, du moins s'il faut en juger par les sons qu'elle émet.

(pj301)

Chez le marchand de vins, entre valets de chambre :
- Moi, mon maître est très doux et pas regardant sur son vin et ses cigares; mais il y a une chose qui me vexe : il me donne ses vieux habits, mais il retire le ruban de la Légion d'honneur.

(pj301)

-Voyons, Charles, vilain malpropre, retire donc le doigt de ton nez.
La grand'mère, à demi-voix ;
- Quand on est enfant, on se met le doigt dans le nez. Quand on devient homme, on se le met dans l'oeil.

(pj301)

Tata. - Et ton papa, à toi, qu'est-ce qu'il fait ?
Lili - Mon papa ? ... Il fait tout ce que veut maman !

(pj299)

Un professeur interroge un jeune cancre sur la grammaire.
- Aimer, a quel temp est-ce ?
L'éléve, d'un air malin ;
- Maman dit que c'est du temps perdu.

(pj312)

Chez le juge d'instruction .
- Enfin, d'après tout ce que je vois, bien que vous disiez toujours : " Nous autres travailleurs " , vous n'avez pas de métier, vous ne travaillez jamais.
L'inculpé, indigné :
-Si je travaillais, est-ce que j'aurais le temps de représenter convenablement les travailleurs?

( pj 306)

Au bord de la mer.
Une énorme dame, qui a de la peine à maintenir ses formes dans son costume d'Amphitrite, questionne un pêcheur sur le galet. - Est-ce que la mer va bientôt monter ?
- Parfaitement, fait le loup de mer, dès que madame va être entrée dans l'eau !

(pj 308)

Examen de géographie :
- Vous connaissez un peu la flore et la faune de l'Afrique ?
- Oui, monsieur.
Silence pénible.
L'examinateur facétieux :
- L'aphone, c'est vous, mon ami...allez vous asseoir !
(pj315)
Un de nos confrères, récemment décoré, porte un microscopique ruban de la Légion d'honneur.
- Ce n'est pas par modestie, répondit-il, hier, à un ami qui lui demandait la raison de celle bizarrerie : ça se voit moins, c'est vrai, mais ça se remarque plus.
(pj276)
Cri du coeur.
- N'est-ce pas, papa, que tu es chevalier de la Légion d'honneur?
- Oui, mon enfant.Quel bonheur! il y aura des soldats à ton enterrement !
(pj276)
Après dix ans de mariage ! Monsieur et madame sont en wagon.
- Mon ami, prêtez-moi donc un instant le journal que vous lisez.
- Oui, chère amie, au prochain tunnel.
(pj276)
Au baccalauréat moderne :
L'EXAMINATEUR, très ferré sur la géographie commerciale.
- En quelle année les Français firent-ils leur première récolte sur les palmiers de Biskra?
L'ÉLÈVE. - Je vous demande pardon, monsieur l'examinateur, mais je n'ai pas la mémoire des dattes.
(pj272)
Entre petites cabotes.
- Mon mari est d'une jalousie!...m'a juré que si je le trompais, il viendrait se tuer dans ma loge...
- Quelle blague!... On ne se tue pas dans une loge... Ça ne s'est jamais vu...
- Allons donc. Et Marat ?
- ?
- Est-ce qu'il n'est pas mort dans une baignoire ?

(pj272)

Au corps de garde
Il est dix heures du soir. Le sergent s'étire en disant :
- V'là le moment de se jeter dans les bras d'Orphée !
Un jeune engagé volontaire réplique:
- Avec un M.
- Comment, avec un M ? Alors, ça ferai, donc Orphem ?
- Non ! Mais Morphée.
-- Et qui a dit cela? s'écrie le sergent, furieux de recevoir une leçon.
- La Mythologie.
- Eh bien ! vous direz à votre ami Thologie que c'est un âne, et vous me ferez deux jours de salle de police.

(pj272)

Une femme malheureuse en ménage s'épanche dans le sein d'une amie de pension.
-Mon mari est brutal, soupire-t-elle, à la moindre contradiction de ma part, il me frappe. La vie commune est insupportable.
- Allons donc ! il était si gentil quand il était fiancé ; rappelle-toi qu'il t'envoyait des madrigaux.
- Ah ! les temps sont bien changés ; autrefois il me faisait des vers, maintenant il me fait des bleus!

(pj 799)

Entre bohème :
- Et dire que si je ne suis pas arrivé à la gloire, cela n'a tenu qu'à un cheveu !...
- De brune ou de blonde?
(pj 799)

X ... , Un brave rentier, fait des remontrances à son fils, qui met trop facilement la main au gousset dès qu'un ami lui demande un service.
- souviens-toi, lui dit-il en concluant, qu'à force de se montrer bonne pâte, on finit par tomber dans le pétrin.

(pj 792)

Pourquoi n'es-tu pas venu me voir à la campagne?
- J'ai craint de te déranger.
- Allons donc ! Tu venais bien, à Paris.
Oui, mais alors tu habitais tout près de chez moi !

(pj203)

Dans une école américaine :
Quel est le premier homme ?
- Washington.
- Mais non, mon petit, c'est Adam !
- Ah ! si vous comptez les étrangers...
(pj203)

Arithmétique enfantine.
LE PÈRE: - Si on te donne trois gâteaux d'une part et cinq de l'autre, combien en auras-tu ?
L'ENFANT : J'en aurai ...assez !
(pj196)

Un mot d'enfant.
A chaque sortie qu'il fait, Tomy est étonné du nombre considérable de saluts qu'on échange avec son grand-père qui l'accompagne ; aussi, après réflexion, avec un sourire.
- Sais-tu, grand-père, lui dit-il, que tu auras joliment du monde à ton enterrement!

(pj196)
Bébé va se coucher et maman lui fait faire sa Prière du soir.
- Maman, fait tout à coup Bébé s'interrompant, pourquoi demande-t-on tous les soirs au bon Dieu le pain quotidien ? Il serait plus simple de le lui demander tout de suite pour une semaine ... ça le dérangerait moins...
La mère, un moment indécise :
- C'est que, vois-tu, le bon Dieu sait bien que nous n'aimons pas le pain rassis !

(pj 211)
Un couple sort de la mairie
Lui. - Mon Dieu ! comme vous êtes troublée; c'est à peine si vous avez pu prononcer votre « Oui ».
Elle, naïvement. - C'est vrai... oh ! mais je le dirai mieux, une autre fois
!
(pj176)
M. X..., député sortant, resté sur le carreau, vient de solliciter et d'obtenir dans une grande administration financière un emploi auquel il était merveilleusement préparé:
Ses fonctions consisteront à encaisser les chèques.

(pj176)
Guibollard prend un fiacre pour aller voir un ami.
Celui-ci n'est pas chez lui.
Guibollard rentre furieux à la maison
- Dépenser quarante sous de voiture pour me casser le nez contre la porte de cet imbécile !... C'est vexant !... Si j'avais su ne pas le trouver, au moins j'y serais allé à pied!
(pj173)
X...est chauve, extrêmement chauve, par devant, par derrière et sur les côtés; mais il ne veut pas qu'on le lui dise.
Il change de coiffeur à la première allusion que se permet celui-ci.
Son dernier a trouvé un « truc » excellent pour rester en grâce.
Après s'être livré sur la tête de son client aux diverses opérations de son art, il approche une glace à main et demanda:
- Est-ce que les cheveux de monsieur ne sont pas un peu trop longs
?
(pj171)
Mots d'enfants:
René, qui a d'assez mauvaises places, parle d'un camarade qui, au contraire, est toujours le premier dans toutes les compositions.
Voilà, lui dit son papa en esquissant un brin de morale, voilà un enfant dont je voudrais être le père.
- Oh! non ! tu vas voir.
- Pourquoi ?
Parce que son père est mort sergent au Tonkin.
(pj168)
Réflexion judicieuse d'un pilier de tripot:
- C'est tout de même bien étrange : plus un cercle est ouvert, plus il est exposé à être fermé.

(pj166)

Dans le cabinet du juge d'instruction :
- Racontez-moi, dit le juge, votre vie antérieure; dites-moi sincèrement ce qui vous a conduit ici ?
- Un gendarme, mon juge, répond le prévenu.

(pj166)

Dans un restaurant modeste.
- Garçon, depuis combien de temps votre patron a-t-il acheté ce merlan ?
-Monsieur, je ne sais pas, je vais demander à la caisse. Je ne suis ici que depuis trois semaines.

(pj164)

Rue Lafayette, huit heures du soir.
Un gamin, pas plus haut que ça, se tient dans l'angle d'une porte cochère et fait de vains efforts pour atteindre le bouton de la sonnette.
Un passant s'arrête, comprend, s'approche et charitablement tire le bouton.
Alors, le gavroche :
- Merci, m'sieu..
Et, riant aux éclats, il détale à toutes jambes.
(pj164)

On demandait des renseignements sur un banquier dont la vie privée n'est pas faite pour donner grande confiance.
- Enfin, pourrait-on traiter avec lui ?... a-t-il des capitaux ?
- Moi, en fait de capitaux, je ne lui connais que les sept péchés.
(pj159)

Au mess.
L'officier de semaine a une nouvelle ordonnance qui sert à table.
Il lui adresse la recommandation suivante
- Dumanet, avant d'enlever les assiettes à soupe, il faut d'abord demander à chacun s'il en désire encore.
- Bien, mon lieutenant.
Le lendemain, l'ordonnance se penche respectueusement vers l'un des convives et lui demande :
- Monsieur le lieutenant désire-t-il encore du potage ?
- Volontiers.
- Mais c'est qu'il n'en reste plus !...
(pj159)

Un de nos amis était hier, dans l'après-midi, chez un pâtissier.
Il voit entrer un enfant de neuf à dix ans, un bambin du peuple.
Montrant un gâteau, le petit demande combien.
- Cinq sous.
- C'est juste ce que j'ai.
En allongeant ses cinq sous, il regarde avec envie un autre gâteau.
Mais il n'a pas de quoi le payer.
Notre ami lui dit ;
- Prends-le donc... je te l'offre.
- Merci, monsieur.
Et il le prend.
- Reprends tes cinq sous, ajoute notre confrère ; je t'offre l'autre aussi.
- Oh! non, monsieur : celui-là, je veux le payer... c'est pour maman !
(pj157)

Un malheureux poète pénètre timidement chez le directeur d'une grande Revue.
- Voici quelques vers, monsieur, que je voudrais...
Le directeur, sans s'arrêter d'écrire :
- Très bien, monsieur. Auriez-vous l'obligeance de les mettre vous-même au panier? Je suis tellement occupé en ce moment..
(pj151)

La scène se passe chez un dentiste.
LA CLIENTE . -Monsieur, vous m'avez posé un râtelier..
LE DENTISTE. - Je le sais.
LA CLIENTE. - Vous m'avez promis que ce serait absolument comme des dents naturelles.
LE DENTISTE. - Sans doute.
LA CLIENTE. - Or, vos fausses dents me font horriblement souffrir.
LE DENTISTE, avec conviction. - Eh bien ! elles n'en imitent que mieux la nature.
(pj150)

.Au restaurant
- Dites-moi, Baptiste, c'est bien du canard sauvage que je mange là?
- Oh ! oui, monsieur, tellement sauvage qu'il a fallu lui donner la chasse un bon quart d'heure dans la basse-cour avant de l'attraper.(pj148)

Un mot d'enfant.
Mag a cinq ans et son frère en a trois.
On leur a donné un gros baba et un petit gâteau sec ; Mag prend le baba et dit à son frère, d'un air de charité angélique
-- Tiens ! mange le joli petit !... moi, je mangerai le vilain gros.
Tout l'art de la diplomatie en quelques
mots !
(pj148)

En Amérique.
Deux adversaires se battent en duel au fusil. Arrive un gendarme
- Ces messieurs ont sans doute leur permis de chasse ? demande-t-il
(pj148)
Entre boulevardiers
- Alors, c'est décidé, tu te maries dans les premiers jours de septembre. Quels seront tes témoins?
- Je ne les ai pas encore choisis. Je prendrai deux amis doux et conciliants, peut-être parviendront-ils à arranger l'affaire..
(pj140)
- Tu ne sais pas, maman, dit Lili, la petite Clotilde a été mise au pain sec.
- Mais toi, tu avais une pomme, il fallait partager avec elle.
- J'ai partagé son pain sec.
(pj138)
Guibollard rencontre sur le boulevard un de ses amis qui lui annonce tout joyeux :
- Cher camarade, je suis père.. .
- Mes compliments... Je parie que c'est un garçon...
- Non, c'est une fille!
- Avoue que je ne me suis pas trompé de beaucoup!
(pj137)
Style administratif.
Au registre des naissance d'une commune de la Nièvre :
« Ce jour, 17 avril 1892, la femme Zoé Valide a donné le jour à un enfant aveugle féminin. »
(pj137)

Le jeune Népomucène est questionné sur l'histoire moderne; il bafouille en narrant la retraite de Russie.
- Voyons, fait le professeur, qui est-ce qui régnait en Russie à cette époque-là?
- Dame!... balbutie Népomucène, il régnait un froid intense!
(pj134)

-- Ah ! grand'mère, vous voulezvous rajeunir ?
-- Mais non, mon enfant, j'ai soixante-dix-neuf ans...
-- Vous en avez quatre-vingt sonnés !
-- C'est possible ! je suis tellement sourde que je n'aurai pas entendu sonner le dernier !
(pj509)

Un chef de bureau à un comptable, le soir :
-- Eh bien, vous ne travaillez pas ?
-- La lumière me fait mal aux yeux ...
-- Alors, éteignez-la ... mais travaillez !
(pj 131)

Au dessert, en province, on demande au curé de l'endroit quelques secrets de confession.
- Tout ce que je puis vous révéler, dit- il, c'est que ma première pénitente avait trompé son mari.
Après le dessert, arrive une dame avec son mari.
Ah ! monsieur l'abbé, s'écrie-t-elle, je suis bien heureuse de vous ravoir... car, vous le savez, j'ai été votre première pénitente !
Tableau !
(pj111)

Deux propriétaires visitent des terrains à vendre dans le quartier des Invalides.
--Je me souvient, dit l'un deux, du temps où j'aurais eu pour le prix d'une paire de bottes un fort lopin de ce terrain .
-- Et pourquoi ne l'avez-vous pas acheté ?
-- Les bottes pressaient davantage..
(pj123)

Un domestique modèle
- Qui demandez-vous, monsieur?
- Le baron de Veauminet.
- Qu'est-ce que vous lui voulez ?
- C'est pour une note...
- Il est parti hier pour la campagne.
- . , que j'avais à lui payer.
- Mais il est revenu ce matin.
(pj125)

Une jeune veuve se marie douze mois après avoir perdu son premier mari.
- Entre nous, ma chère, lui dit une amie le lendemain des noces, vous avez été un peu, pressée de remplacer ce pauvre Hector !
- Est-ce qu'on ne peut pas se remarier après douze mois de veuvage?
On attend généralement un peu plus.
-Ah !... Vous avez peut-être raison... J'attendrai plus longtemps une autre fois.

(pj125)

-- Savez-vous comment on a surnommé le mari de la belle Mme X... dont le maquillage célèbre lutte désespérément contre " l'irréparable outrage" des années ?...
-- Le gardien du fard !
(pj789)

Dans un salon de coiffure.
-- Ah ça ! mon ami, dit un client au garçon qui lui coupe les cheveux, pourquoi me racontez-vous toujours des histoires de crimes... des scènes horribles ?...
--Oh c'est bien simple : cela fait dresser les cheveux sur la tête et le travail devient plus facile !
(pj787)

Au restaurant :
-- Eh bien , garçon ... bien long à venir ce potage ?
-- Pas étonnant ... un potage à la tortue.
( pj 779)

Le petit Dédé, que son père promène dans la campagne, ne cesse de poser des questions.
-- Qu'est-ce que c'est que ça , papa ?
--C'est de l'orge.
--Et ça ?
-- de la betterave pour faire du sucre.
Dédé réfléchit un instant, puis :
-- Si on plantait la betterave dans le même champ que l'orge... est-ce qu'il pousserait des sucres d'orge ?
(pj754)

En cour d'assises.
L' avocat à l'accusé, qui vient d'être condamné au maximum :
--Mon pauvre ami, le président nous a salés, hein !
L'accusé, haussant les épaules :
-- Il fallait s'y attendre, votre plaidoirie était tellement fade !
(pj776)

Un cocher trouve dans sa voiture un magnifique lièvre ; il s'empresse de la porter chez le commissaire de police.
-- Très bien, lui dit le magistrat, si le lièvre n'a pas été réclamé, dans un an et un jour, revenez, on vous le rendra ..

(pj767)

Mlle Lili est très appliquée à son devoir. Tout à coup, s'interrompant :
-- Dis, maman, aimer, quel temps est-ce ?
-- Ah ! mon enfant, répond la maman ; c'est de tous les temps
-- et c'est du temps perdu !
(pj764)

Une enquête est ouverte sur la dénomination à donner aux canots automobiles.
-- Rien de plus simple ! s'écrie Calino ...
Appelez-les donc Eautomobiles !.
(pj756)

Sur le boulevard, deux flâneurs dévisagent les passantes.
-- Pas mal ! celle-là, quoiqu'elle ait la bouche commune.
--Oh ! commune, tu peux le dire ... comme deux...
(749)

A l'examen du certificat d'études :
-- Dites-moi, mon jeune ami, ce que c'est qu'une rivière aux eaux dormantes ?
-- C'est une rivière qui ne sort pas de son lit .
(pj748)

Entre pêcheurs à la ligne.
-- Avez-vous remarqué, monsieur Lescalopier, que les poissons ont des moeurs absolument contraires aux nôtres ?
-- Comment ça, monsieur Lebranchu ?
-- Eh oui ! ... Ainsi, ces bêtes-là ne sortent jamais le dimanche
(pj747)

La maîtresse d'école à un petit écolier qui pleure :
-- Ça t'ennuie donc bien d'aller à l'école, voyons ?
-- Non pas d'y aller ni d'en revenir, mais j'veux pas y rester
(pj753)

Rosette a six ans.
-- Maman, demande-t-elle, si je me marie plus tard, est-ce que j'aurai un mari comme papa ?
-- Certainement, ma chérie.
-- Et-si je ne me marie pas, est-ce que je deviendrai une vieille fille comme tante Aurore ?
-- Sans aucun doute .
-- Hélas ! ma pauvre maman, comme les femmes sont malheureuses !!

(pj775)

Aux Tuileries.
-- Quel âge avez-vous, ma jolie demoiselle?
--Cà dépend, monsieur... Quand je suis avec papa, j'ai douze ans, et quand je sors avec maman, j'en ai huit...
(pj767)

Lors du dernier enterrements d'un membre de la famille des Rothschild de Londres, on aperçut devant la maison mortuaire un monsieur qui pleurait de tout son coeur. L'ordonnateur des pompes funèbres s'approche de lui.
--Vous faites partie de la famille, monsieur.
-- Non, monsieur
-- Alors, pourquoi pleurez-vous ?
-- C'est justement parce que je ne fait pas partie de la famille...
(pj762)

Nos bons domestiques.
-- Jean, c'est aujourd'hui samedi ... N'oubliez pas que c'est le jour de nettoyage des cuivres...
--Parfaitement !... Si Madame veut me donnez ses bijoux....
(pj758)

On fait approcher Bob du berceau où reposent deux nouveaux petits frères, deux jumeaux.
Alors, Bob, qui a vu jeter à la mare l'un des petits de Minette, interroge :
-- Dis, maman, lequel qu'on va noyer ?
(pj 753)

Les enfants terribles et leurs questions embarrassantes :
--Petite mère, s'informe Toto, puisque tuer un homme c'est un homicide, un enfant un infanticide, un roi un régicide, quoi c'est-il de tuer un Suisse ?...
-- Dame !... c'est un suis... Ah ! tu m'ennuies ! va jouer ! ...
(pj752)

A la gargote.
-- Garçon, votre portion est microscopique ! fait un client .
Le garçon, d'un ton confidentiel :
-- Que monsieur y goûte ; je suis persuadé qu'il trouvera qu'il y en a encore trop !
(pj750)

Entre gosses :
--Quest-ce c'est, une sardine ?
--Un poisson sans tête qui va dans l'huile..
(pj752 )

Toto, cinq ans, revient de la pension où il s'est montré fort indocile :
--Voyons, lui dit sa mère, si tu veux devenir un homme, il faut apprendre à te bien conduire et à travailler à l'école.
-- Alors, maman, les petits garçons qui ne travaillent pas à l'école deviennent donc des femmes quand ils sont grands ?

( pj 746 )

Papa annonce à Lili qu'elle a une petite soeur.
-- Quel bonheur ! s'écrie-t-elle, Et se tournant vers le porteur de la bonne nouvelle :
-- Est-ce que maman le sait ?
(pj 591)

Au restaurant à prix fixe :
-- Garçon, voilà trois cheveux que je trouve dans ma sole !

Le garçon, avec un sourire :

-- Il est certain qu' avec tant de cheveux que cela, une " raie " eût été plus indiquée !
(pj579 )

Galurin assiste à la lecture du testament d' un de ses parents qui lui a laissé quelques petites rentes.
Agacé d' entendre le notaire lui dire : feu M. votre cousin par ci, feu M. votre cousin par là, il ne peut s'empêcher d'interrompre en disant :
-- Sapristi, je ne comprends vraiment pas pourquoi vous avez la rage d'appeler feu une personne qui s'est éteinte.
(pj577)

Fragment de dialogue entendu dans un cercle :
-- Dites -moi, cher ami, comment faites-vous pour avoir toujours de l'argent, en dépit de la déveine qui vous poursuit ?
-- Je ne paie jamais mes vieilles dettes .
Et les nouvelles ?
-- Je les laisse vieillir .
( pj733)

Distinguo.
Une parole d'honneur vaut mieux qu'un serment...
-- Parce que ?
--Un serment ça se " prête " mais une parole d'honneur, ça se " donne " !....
(pj 731)

Au bal :
Taupin fait danser une très grosse dame.
-- Vous m'aimez mieux que votre femme, monsieur Taupin ? Cependant, elle est délicieuse, votre femme ?
-- Certes, madame, mais moi j' ai toujours préféré la quantité à la qualité.
(pj573)

Petit cours de géographie :
--Où se trouve la Nouvelle-Calédonie ?
--Dans l' Océanie ...
--Où passe-t-on pour s'y rendre ?
-- Par la cour d'assises .
(pj 582)

Un père passe avec son fils devant l'Hôtel des Invalides. Deux pensionnaires, installés dans leurs fauteuils roulants, dorment au soleil, la pipe à la bouche :
-- Regarde, mon fils, ces vieux débris revenus du feu !
-- Oui, ils fument encore.
(pj567)

Les difficultés de la vie
Un monsieur croise une femme sur le boulevard.
-- La jolie femme ! ... fait-il un peu haut.
-- Insolent ! ..
Alors, confus ;
--Pardon, madame, mettez que je n' ai rien dit...
--Malhonnête ! ...
(pj 726)

Les enfants terribles.
Toto s' adresse à un monsieur qu' on a prit d' attendre au salon
-- Alors, c' est toi qui es le coiffeur ?...

Le coiffeur !.. Pourquoi cela , mon petit ami ?...
-- C' est que, quand on t' a annoncé, tout à l' heure, à papa, il a dit comme ça : " Encore un qui vient me raser !..."
( pj 725)

Le professeur à ses élèves :
-- Certains mots en ail forment leur pluriel en aux. Vantail fait vantaux, travail, travaux.
Quel est celui qui pourrait me citer un autre exemple ?
--Moi, M'sieur.
-- Parlez ...
-- Eh bien !... Marmaille, marmots.
(pj664)

A la tribune :
-- N' oublions pas, citoyens, que la haine aveugle de nos adversaires a constamment les yeux fixés sur nous !
(pj674)

Le Précepteur. -- La chaleur a la propriété de dilater les corps. Le froid, au contraire, les condense et les rapetisse.
Toto.-- Compris ! ... C' est pour cela que, l' été, les jours sont si longs, et, en hiver, si courts !
(pj658)

Toto demande deux sous à sa maman.
-- Qu'as-tu fait, lui dit celle-ci, de ceux que tu avais hier ?
-- Je les ai donnés à une vieille femme.
-- C' est bien, mon enfant. Tiens, voilà ! Mais pourquoi t' intéresses-tu tant que cela à cette vieille femme ?
-- C' est parce qu' elle vend des sucres d' orge !
( pj665)

A une exposition de céramique.
-- Sans doute, la porcelaine de Sèvres est fort belle, mais elle est loin de valoir celle de Niort !...
-- Ah ! bah !... pourquoi cela ?...
-- Dame ! ... celle-ci est des Deux-Sèvres !...
(720)

En lisant les " Déclaration de faillites " .
-- Comment ! ... X ...a fait de mauvaises affaires ? ...Je le croyais à la tête d' entrepôts considérables ! ...
-- Oui ; mais il les a mangés ! ...
-- Un entrepôphage, alors ? ...
(pj 719 )

Un jeune danseur, que le rythme troublant d' une valse incite à la poésie, fort galamment et amoureusement demande à la jeune fille qu' il enlace:
-- Vous aimez la danse mademoiselle ?...
--- moi ? ... Oh ! pas du tout...mais le médecin veut que je transpire...
( 718 )

Sur le boulevard.
-- Vous êtes en deuil ?
-- Oui, de mon père.
-- Il a dû vous laisser une belle fortune ?
-- Lui ! ... c' était bien un trop honnête homme. Il a payé toutes mes dettes ; il m' a ruiné...
(pj717)

A la ferme
-- Comment pouvez-vous distinguer une jeune poule d' une vieille ?...
--Mais par les dents !...
--Vous voulez rire !...les poules ont donc des dents, à présent ?...
--Elles, non ; mais moi, j' en ai !..
(pj 716).

On demande à Calino si, malgré son deuil, il ira, cette année, au bord de la mer.
-- Certainement, répond-il... Cependant, par respect pour les convenances, il est probable que je choisirai quelque plage de la mer Noire !..
(pj729)

Nos bons domestiques.
Madame vient d' engager une nouvelle bonne. Et elle la prévient :
- Nous prenons notre premier déjeuner, le matin, à huit heures...
- Bien, Madame... répond la soubrette ; mais si je suis pas descendue exactement à l' heure, que madame veuille bien ne pas m' attendre pour commencer!..
(pj 711)

Dictionnaire :
Entêté : Celui qui veut avoir une autre volonté que la vôtre.
( pj270)

Chopinard est un bohème dépenaillé qui vit de fromage et de bière, au hasard des brasseries.
A un ami, il disait :
- Mon Dieu, cela s' appelle vivre de " brie et de bocks ! "
(pj720)

Le banquier Z... vient de déposer son bilan.
- Que vas-tu dire à tes créanciers et à tes actionnaires, quand tu les rencontreras? lui demande un ami.
- Mais je ne les rencontrerai pas... ils vont à pied et moi en voiture.
(pj708)

- Vous avez un frère, n'est-ce pas, monsieur? demande Mme Crétinot.
- Oui, madame.
- Un seul ?
- Oui, madame.
- C' est étonnant, j' ai fait dernièrement la même question à Mlle votre soeur, qui m' a répondu qu' elle en avait deux !

(pj 687 )

En police correctionnelle.
Le président, d' un ton sévère: - Accusé, c' est la dix-septième fois que je vous voie sur ce banc.
Le prévenu, d' un ton de doux reproche: - Mon président, v'là huit ans que je vous vois sur le même fauteuil, je n' ai jamais songé à vous le reprocher.
(pj652)

Entre deux penseurs plaisants:
- En somme, mon cher ami, qu' est-ce que la médecine, sinon un libre échange ?
- Un libre échange?
- Sans doute : le malade prend l' avis du docteur et le docteur prend la vie du malade.

(pj652)

Pendant la leçon de calcul, le maître s' adressant à un de ses élèves:
- Pierre, tu as 10 sous dans ta poche et tu en perds 10 ; que te reste-t-il ?
_ Un trou, m'sieur !

(pj552)

Les gaietés de l' annonce.
Cueilli à la sixième page d' un journal anglais : " Bulldog à vendre. Mange n' importe quoi ; aime surtout les enfants."
Avis aux nombreuses famille !
(pj552)

Un père, voulant juger des progrès de son fils, l' interroge sur la grammaire :
- Qu'est-ce qu' un oeuf ?
-C' est un substantif.
- De quel genre ?
- Papa, on sait pas ; il sera masculin ou féminin, selon qu' il en sortira un coq ou une poule .
(pj549)

Mme Durapiat, pour qui un sou est un sou, revenant du marché : - Aujourd'hui, les légumes ne sont pas abordables.
M. Durapiat, revenant du ministère, où il a fait antichambre sans obtenir audience : - Les "grosses" non plus !!
(pj549)

*Entre amis - Un conseil. Je veux me marier, mais j' hésite, car j' ai le choix entre deux jeunes filles. L' une est pauvre, mais je l' aime ; l' autre est riche, mais je n' éprouve rien pour elle. Laquelle épouser ?
- Quoi de plus beau, de plus sacré que l' amour? Il embellit l' existence.
- C' est juste, je vais épouser celle que j' aime. Merci de ton conseil.
- A ton service... A propos, donne-moi donc le nom et l' adresse de la jeune fille que tu n' aime pas.
(pj650)

Mot d' enfant. - Le monde devient de plus en plus méchant, dit un jour le jeune Toto à sa mère.
- Mais non, mon enfant ; qu' est-ce qui te fait dire cela ?

- C' est qu'on rencontre tant de méchants enfants, maintenant, et tant de parents qui se rappellent tous avoir été sages étant enfants.
(pj650)

Mme Crétinot rentre à la maison avec un bocal où évoluent gracieusement des cyprins dorés qui provoquent l' admiration de sa concierge.
- Le médecin, explique Mme Crétinot, recommande des distraction à mon mari, qui a des idées noires... Alors, je lui ai acheté des poissons rouges.
(pj639)

En dépit de l' hiver, Berlureau est installé depuis quinze jours chez des amis, à la campagne. Comme il ne parle point de s' en aller, son amphitryon lui dit:
- Savez-vous que votre femme et vos enfants doivent désirer vous revoir?
- C' est vrai, je vais leur écrire de venir !
(pj639)

Le directeur de manège .- Je le regrette, mais il me faut vous demander de me payer d'avance la location de ce cheval.
Le cavalier amateur. - Vous avez peur que je revienne sans le cheval ?
Le directeur.- Oh ! non, mais le cheval pourrait bien revenir sans vous.
(pj531)

Sur la plage:
- Comment, mon cher ! ... Vous allez vous baigner en sortant de table ! Quelle imprudence ! vous vous noierez !
- Allons donc ! ... Il n'y a rien à craindre ... Je n'ai mangé que du poisson !

Bébé arrive au bord de la mer.
C'est la première fois qu'il voit des bateaux à vapeur.

-Maman ! maman , regarde donc : des locomotives qui se baignent !

Polyte cause avec Gugusse.
-ça ne va pas .... J'ai mangé du cheval et il me tourne sur le coeur.
- Il te tourne .... Ah ! peut-être bien que c'était un cheval de cirque!

Au commissariat :
- Un chronomètre de 1,500 francs; votre affaire est claire.
- Excusez-moi, monsieur le commissaire: mais pour une fois que j'ai un bon mouvement, je ne suis guère récompensé.

Exemple de courtoisie. Un étalagiste remarque sur le marché qu'un bohème, en toilette de dèche, est en train de glisser une paire de chaussette sous ses vêtements -Pardon, dit-il, je ne puis vous les laisser à ce prix-là. -Mille excuses, répond l'autre en remettant la marchandise, mais je ne puis en donner davantage.

On parle des cambrioleurs devant Calino et de l'impunité dont ils jouissent,
-Ils ne sont jamais si bien cachés qu'à Paris, dit quelqu'un,
- C'est de la faute à la police, dit Calino.
- Comment ça? lui demande-t-on.
- Dame, vous lisez tous les jours, dès qu'un méfait est signalé : " la police s'est mise en campagne " ; il me semble qu'elle ferait mieux de ce mettre en ville !

A l'examen pour le certificat d'études. L'examinateur .- Et maintenant, élève Rouget, pourriez-vous me dire quel l'animal qui nous fournit le jambon ? Le petit Rouget, sans hésiter. - Le charcutier m'sieur.

Un solliciteur forcené disait à un de ses amis:
-Je réussirai.

-J'en doute.
- A force d'insister.
- Ah ! tu "mendieras " tant!

Au Palais, entre deux avocats : - Nous avons eu un mal énorme dans cette affaire de succession -Comment cela ? -Ne m'en parlez pas. Figurez-vous qu'à vingt reprises différentes, les héritiers ont failli s'entendre.

Dans un jardin public.La maman:
- Tu sais Jacques, que je t'ai défendu d'aller jouer auprès de Lèon, qui est un garçon mal élevé.

Jacques :
- Alors , maman, Léon peut venir jouer auprès de moi qui suis un garçon bien élevé !

Les enfants : - Mais qui c'est qui t'as fait ce large pâté d'encre sur ton cahier ?- Papa, je vais te dire ; tu sais que j'ai un nègre à côté de moi à l'école. Eh bien ! c' est lui qui a saigné du nez

On annonce au tailleur R..., qu'un de ces clients est devenu subitement fou .
-Ah ! le pauvre garçon ! Mais, me payera-t-il ma note au moins?
- Oh ! dit quelqu'un, il n'est pas encore fou à ce point là !

07/06/2006
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