L'ENTENTE CORDIALE

Le roi Édouard VII passant en revue la musique de la Garde républicaine
En grande pompe, le roi Édouard VII a ouvert, à Westminster, le second Parlement de son règne.
Le cortège est parti de Buckingham Palace et, suivant le Pall Mall et Whitehall, à gagné Westminster Street et la Tour Victoria, par laquelle le roi a fait son entrée dans Westminster.
Attendant son arrivée, tous les hauts dignitaires de la cour et de l'État étaient rangés sous l'immense porche, et aussitôt que le roi fut descendu de son carrosse, le cortège s'est dirigé vers la Salle des Robes.
La musique française de la Garde républicaine, sous la direction de M. Parès, était rangée, en grand uniforme, l'épée au côté, dans la cour des horse-guards, sur le passage du cortège.
La Garde a salué le roi, qui a rendu le salut en souriant. Les artistes français restèrent placés de façon à assister au défilé de la procession royale.
Après les hérauts et poursuivants d'armes venaient les officiers de la maison du roi, le lord chancelier, le comte maréchal de la cour, le lord grand-chambellan, puis, précédant immédiatement le roi, l'officier portant le glaive de l'État. Ensuite venaient le lord sénéchal, le lord chambellan, le grand-écuyer, puis les gentilshommes d'armes et les yeomen de la garde.
Quand le cortège eut complètement défilé, les musiciens français furent l'objet, le la part de la foule, d'une ovation chaleureuse, aux cris répétés de : « Vive l'entente cordiale » et de : « Vive la France ! »

Le Petit Journal illustré du 4 Mars 1906