LES INCIDENTS DU “ TERME
" A PARIS

Déménageurs à la
« Cloche de bois »
Le problème du loyer est pour les classes
pauvres le plus cruel et le plus difficile à résoudre.
Le prix des logements à Paris a augmenté, depuis quelques
années, dans des proportions considérables. Mais il faut
bien reconnaître que cette augmentation n'est pas, comme le prétendent
les révolutionnaires, le seul résultat de l'esprit de
lucre des propriétaires. Ceux-ci subissent du fait de l'accroissement
des impôts, et par le contre-coup de certaines lois sociales,
des pertes qu'ils compensent tout naturellement par l'augmentation de
leurs loyers.
Mais les syndicats anarchistes n'admettent pas ces circonstances atténuantes.
Non contents de préconiser le déménagement à
la cloche de bois, ils se sont mis maintenant à l'organiser méthodiquement.
Ils ont créé toute une organisation pour opérer
les déménagements clandestins.
Les propriétaires de leur côté ont fait appel à
la force publique. Le préfet de police a pris un arrêté
récent pour empêcher ces abus. Dorénavant, à
la requête des concierges, les agents s'opposeront par la force
à tout déménagement à la « cloche
de bois ».
C'est ainsi qu'à la date du petit terme, plusieurs conflits se
sont produits entre la police et les déménageurs volontaires
qui aident les locataires peu scrupuleux à s'en aller sans payer
leur terme.
C'est une de ces scènes de la rue que représente notre
gravure.
Quand donc se décidera-t-on. pour mettre un terme à ces
abus, à multiplier à Paris, comme on l'a fait en maintes
autres grandes villes, les logements ouvriers à bon marché
?