APRÈS L'ORAGE DÉVASTATEUR AUX CHAMPS


Que de travaux anéantis !

Nous venons de traverser une période d'orages qui fut des plus funestes dans toutes les régions du pays.
Le début du printemps avait donné les plus belles espérances ; mais, presque partout, la fin du printemps les aura anéanties.
Des trombes de grêle ont ravagé les campagnes. En un instant, des champs superbes ont été ravagés par la violence du vent, des arbres brisés dépouillés des fruits qu'ils promettaient.
Virgile disait que l'homme des champs serait trop heureux s'il connaissait son bonheur. Mais combien ce bonheur est éphémère ! Il ne faut qu'un instant pour réduire à néant des mois de travaux et porter la ruine là où régnait l'espoir de la fécondité.

Le Petit Journal illustré du 28 juin1914