APRÈS L'ORAGE DÉVASTATEUR
AUX CHAMPS

Que de travaux anéantis !
Nous venons de traverser une période
d'orages qui fut des plus funestes dans toutes les régions du
pays.
Le début du printemps avait donné les plus belles espérances
; mais, presque partout, la fin du printemps les aura anéanties.
Des trombes de grêle ont ravagé les campagnes. En un instant,
des champs superbes ont été ravagés par la violence
du vent, des arbres brisés dépouillés des fruits
qu'ils promettaient.
Virgile disait que l'homme des champs serait trop heureux s'il connaissait
son bonheur. Mais combien ce bonheur est éphémère
! Il ne faut qu'un instant pour réduire à néant
des mois de travaux et porter la ruine là où régnait
l'espoir de la fécondité.